C’est officiel, Overwatch 1 n’est plus

Après 6 ans de loyaux services, le jeu Overwatch est définitivement mis en arrêt pour laisser la succession à son presque jumeau : Overwatch 2. Pendant un peu plus de 24h, les fervents de ce FPS erreront dans le menu de Blizzard en attendant patiemment le lancement du nouvel opus. Rollback sur ces 6 ans d’Overwatch, et voyons un peu ce qui nous attend. 

C’est la larme à l’oeil que nous assistons à la fin d’une ère qui aura duré 6 ans. Le mouchoir à la main, nous saluons une dernière fois les serveurs d’Overwatch 1 avant sa fermeture, un jeu qui aura façonné l’avenir de plus d’uns et créé des souvenirs mémorables chez ses joueurs. Le 03 octobre 2022 à 18h, les serveurs d’Overwatch 1 ont été fermés, et le jeu s’est officiellement éteint.

Un début triomphal

Le lancement d’Overwatch ne s’est pas fait discret. Un jeu innovant, dynamique et graphiquement plaisant, la formule parfaite. Avec son trailer dévoilé en novembre 2014, Blizzard avait fait languir ses fans jusqu’en 2016 pour pouvoir finalement se lancer dans le monde d’Overwatch. Rappelons-nous la toute première cinématique :

Le 3 mai 2016 annonçait le lancement de la bêta d’Overwatch 1. Pour ceux qui étaient déjà là, vous vous souvenez peut-être d’une interface utilisateur complètement différente et d’un style de jeu très… particulier…

BASTION METAAAAA

Je parle bien évidemment de bastion derrière son shield ! Pour les néophytes, bastion est un personnage-tourelle qui peut se placer à un endroit et… fusiller ses ennemis jusqu’à la mort. Si, dans les dernières années, Bastion posait déjà problème à plusieurs équipes dû à ses dégâts très élevés, ce n’était rien comparé à ses capacités du début. Parce qu’en plus d’être une mitraillette ambulante et d’avoir un shield personnel, IL POUVAIT SE SOIGNER LUI-MÊME (en courant bien sûr.).

Et bien évidemment, ce n’était pas la seule aberration. Comme tout nouveau jeu, Overwatch devait trouver son équilibre dans les personnages. Mercy est probablement l’un des personnages ayant subi le plus gros rework au fil des années, et pour cause. Gagner un fight sur Overwatch, c’est avoir réussi au moins à tuer 4 personnages sur 6 de l’équipe adverse. Mais pour ce faire, il faut utiliser beaucoup de ressources et notamment des ultimates, mais le jeu en vaut la chandelle, n’est-ce pas ?

Eh bien à l’époque, non. Il fallait tout d’abord jouer à Où est Mercy ? 

Parce que oui. Mercy pouvait annihiler tous vos efforts en appuyant sur UN bouton. Cela rendait le gameplay très intéressant -hm hm-.

Les différentes Meta

À travers les saisons de ranked, les personnages ont subi différents rééquilibrages, créant ainsi diverses métas. Certaines plus appréciées que d’autres.

La meta Coinflip : Qui dit prémices dit grand n’importe quoi. La toute première meta d’Overwatch s’appelait Lancé de pièce, car les personnages étaient si déséquilibrés que les picks étaient un peu.. aléatoires..

La meta Beyblade : L’une des toutes premières méta d’Overwatch s’appelait la Beyblade car elle se basait essentiellement sur le combo de l’ultimate d’Ana, le nouveau personnage en vogue, et de Reaper, un tourbillon superpuissant. Le nanoboost d’Ana offrait une augmentation des dégâts infligés ainsi qu’une augmentation de la vitesse de mouvement. Combinez cela à Lucio, et nous arrivons à :

La Triple Tank : Toujours dominée par Ana, la Triple Tank était l’une des premières métas basées sur un gameplay qui mettait à l’honneur les tanks. Car oui, à l’époque, il n’y avait pas de restrictions par rapport aux rôles, vous pouviez avoir une équipe de 6 DPS ou de 6 TANKS sans problème. L’idée était de nanobooster Reinhardt, le tank principal, qui se faisait aider par ses compagnons Zarya et Roadhog tandis que le reste de l’équipe sautait dans le tas en même temps que Reinhardt.

La Dive comp : Probablement la composition qui a marqué un tournant dans le gameplay d’Overwatch. En terme de mécaniques personnelles et d’équipe, c’est probablement LA meta la plus difficile à maîtriser, et pour cause. Tout se base sur la coordination d’équipe. Genji, Tracer, D.va, Winston et Lucio doivent réussir à se jeter en même temps, sur la même cible, tout en protégeant Ana restée au loin pour pouvoir les heal. Cette composition a notamment émergé grâce à la matrice de D.va qui, à l’époque, était bien plus forte que maintenant, ainsi que par la composition des maps qui favorisaient une grande mobilité.

La Slambulance : Profitant toujours du système de liberté des picks, ainsi que de la sortie de Moira, les tanks étaient de nouveau mis à l’honneur. Composée de Reinhardt, Zarya, Roadhog, D.va, Moira et Lucio, les fights interminables devenaient la norme.

La Grav-Dragon : Overwatch est un jeu de combo. Il est important d’allier plusieurs capacités de différents héros pour un maximum d’efficacité. Cela avait bien été compris lors de la saison de la Grav-Dragon. Le Graviton de Zarya était combo avec le dragon de Hanzo, qui avait eu une augmentation de dégâts. Une telle augmentation que même les ultimates défensifs des soigneurs ne servaient plus à rien.

la GOAT : Littéralement Greatest Of All Time, la goat a été LA meta incontournable d’Overwatch. Avec la sortie de Brigitte, une meta 3 tanks 3 healers s’est installée, et le choix était simple : Soit tu jouais goat, soit tu ne jouais pas. Cette meta a posé un grand problème à Blizzard, qui même en multipliant les nerfs, n’ont pas réussi à faire disparaître la GOAT. Leur seul choix a été d’instaurer la 2-2-2, 2 tanks, 2 heals, 2 dps.

Suite à ce changement important, les meta ont beaucoup changé, passant de meta Dive à meta tanks à meta poke. Le choix de la 2-2-2 a été vivement critiqué par les joueurs, car la GOAT, même si brouillon, restait l’une des meta les plus satisfaisante à appliquer.

L’Overwatch league

En 2017, Blizzard décide de lancer Overwatch comme jeu esport et crée l’Overwatch League. Pour y participer, rien de plus simple : Il fallait débourser la modique somme de 20 millions de dollars pour obtenir un spot. Et très honnêtement, cette décision a signé le lent déclin de l’esport sur Overwatch.

En créant une licence, Blizzard s’est accaparé toute la scène esportive d’Overwatch, sans forcément la développer au-delà de l’Overwatch League. Alors, une league fermée, c’est bien, les gens sont forts, ça fait du show. Mais pour toutes les personnes fortes mais pas forcément dans le top tiers mondial, comment faire ? Eh bien, on ne fait pas. Blizzard a totalement délaissé les leagues inférieures du jeu au profit de l’Overwatch League. Et cela a créé beaucoup, BEAUCOUP, de frustration chez les joueurs compétitifs, ne leur donnant aucun espoir de pouvoir se professionnaliser.

D’ailleurs, G2 voulait à la base s’intégrer à l’OWL (Overwatch League) et s’est retiré in-extremis. Très probablement que leur expérience à l’international leur ont permis de se rendre compte que le format n’allait pas pouvoir se développer correctement, et autant dire qu’ils ont évité la catastrophe.

Malgré tout cela, le début de l’Overwatch League, c’était quelque chose…

Ce premier stage a également accueilli Geguri, la seule joueuse de l’Overwatch League, qui a évolué chez Shanghai Dragons jusqu’en 2020. Mais son arrivée n’a pas été si simple. Sa précision sur Zarya a été remise en question et elle a notamment été accusée de tricherie et d’utilisation d’un aimbot. Suite à ces accusations, elle a dû prouver, en jouant sur un PC prêté, et surveillée, qu’elle ne trichait pas.

Cette affaire a fait scandale puisqu’aucun des joueurs hommes, ayant la même précision qu’elle, n’a été soumis à de tels tests. À croire qu’une femme ne pouvait pas être aussi forte.

Il fait bon de se rappeler que Shanghai Dragons a fini sa première saison régulière d’Overwatch League sur un 0-40. Non, vous n’avez pas mal lu, ils ont bel et bien perdus TOUS leurs matchs de la saison. Mais le vent a fini par tourner pour eux à partir de 2020, allant même jusqu’à remporter la finale de l’OWL 2021 sur un score de 4 à 0.

Voici un petit souvenir de leur première win après 42 matchs perdus consécutivement.

La Suisse à la WorldCup

Il fait bon de se souvenir de 2018, lorsque la Suisse a pu prendre part à la WorldCup. Notre petite contrée n’y est pas allée avec beaucoup d’espoirs, mais pleins d’étoiles dans les yeux. Pour les 7 joueurs sélectionnés, cette expérience était unique.

Accompagnés de leur coach Maxime SHN Delavy, l’équipe suisse a fait le déplacement jusqu’à Los Angeles pour affronter les meilleurs joueurs du monde. Dans le public, on apercevait quelques drapeaux rouges scandant HOP SUISSE. Et je peux dire fièrement « j’y étais ».

Un petit pincement au coeur

Après 6 ans de loyaux services, le jour est arrivé et Overwatch 1 ferme définitivement ses portes. À cette occasion, plusieurs joueurs ont lancé une dernière partie pour s’y retrouver et passer ce cap ensemble. Blizzard a également écrit un petit message d’aurevoir qui marque le passage d’Overwatch 1 à Overwatch 2.

 

#See you on the other side

Le # scandé partout sur Twitter annonce la fin d’une ère et le passage à un nouveau temps, celui d’Overwatch 2.

Un successeur de taille

Depuis hier soir 18h, Overwatch est officiellement en arrêt afin de préparer le lancement d’Overwatch 2, ce soir à 21h. Bien évidemment, vous ne pensiez pas que l’aventure s’arrêtait ici j’espère ?

Annoncé à la Blizzcon 2019, le nouvel opus du jeu de Blizzard est enfin prêt ! Au programme : un jeu presque identique à sa première édition, mais cette fois-ci avec du contenu PVE digne de ce nom.

Bien évidemment, ce n’est pas exactement le même jeu, sinon, à quoi bon ? Mais les similitudes sont là. Voici un récapitulatif des différents changements.

Le jeu est gratuit et sera disponible le 5 octobre à partir de 21h, c’est à dire : PRESQUE TOUT DE SUITE. Alors je vous dis à tout de suite en ligne, et à bientôt en LAN !

mm

Nastasia Civitillo

Mehr von Nastasia Civitillo
signaler une nouveauté
Follow Us
Stay in the game!

Abonne notre bulletin maintenant!

Follow Us
eSports.ch