Interview : « Les niveaux sont trop différents »

Super Smash Bros Ultimate prend de plus en plus de place sur la scène esport suisse. Dans cette nouvelle interview, c’est le genevois Yannwatts qui passe entre nos mains. La cohabitation avec la partie allemande, son intégration chez Servette Geneva Esport ou encore le classement suisse des joueurs. Il nous dit tout.

Julio : salut Yann, comme souvent demandé, parle nous de ton pseudo.

Yannwatts : Alors ça vient de mon grand-père. Quand il y avait des éclairs, il m’expliquait que c’étaient des watts. Du coup, c’est resté depuis que je suis petit. Je me suis même fait tatouer le mot.

Rentrons maintenant dans le vif du sujet, que penses-tu de la scène suisse en général ?

Difficile de répondre, je dirais qu’il y a un fort potentiel en termes de niveau. Après, c’est comme tout, il en faudrait plus. Plus de tournois, plus de joueurs, plus de visibilité.

Peut-être aussi plus de lieu de rassemblement ?

Effectivement, il y a le Qwertz à Lausanne ou encore Division 1 à Genève, mais c’est un peu prêt tout. Souvent les entrainements se passent chez les joueurs directement. Même si c’est difficilement comparable, à Paris, il y a tellement une grosse communauté que tout est plus simple. Si chaque joueur se montrait, il y aurait sûrement plus d’endroit où jouer.

La semaine passée, il y a eu un tournoi européen et tu as été sélectionné, c’est une petite fierté non ?

Forcément, c’était une première donc faire partie de l’équipe Suisse ne se refusait pas. Cela étant, il y avait le « Saint Smash » à Saint-Gall en même temps. Ce tournoi réunissait les meilleurs joueurs du pays donc, disons que j’avais plus de chance d’être sélectionné à ce moment-là.

Au début de l’année, « Swiss Smash » sort un classement avec les quinze meilleurs joueurs du pays. Tu apparais quinzième, que penses-tu de cette initiative ?

C’est toujours intéressant d’avoir un « ranking » pour le pays. Je suis aussi très fier de figurer dans le top 15 helvétique. Cependant, c’est toujours difficile d’établir un système de classement « fair ». Plus il y a de participants, plus le classement final attribue des points. Surtout que parfois, un tournoi de 32 personnes est plus relevé qu’un tournoi de 64 joueurs.

En parlant de participant, tu te mesures souvent aux suisses-allemands, comment vois-tu le niveau général dans le pays ?

Les niveaux sont trop différents. A mon avis, la communauté suisse allemande est bien supérieure au reste. En numéro deux, je mettrais les joueurs du canton de Genève et enfin la Romandie. Prochainement, on doit aller faire un tournoi au Tessin parce qu’apparemment, on les oublie trop souvent, on va voir ce que ça donne contre eux.

Parlons maintenant de ta structure, qu’est-ce que représente le Servette Geneva esport ?

Premièrement, je suis reconnaissant, car à la base, je n’étais pas un bon joueur et ils ont le mérite de croire en moi. On a la chance d’avoir Kourosh, le responsable communication, qui met à l’aise vraiment tout le monde. Enfin, il faut avouer que les maillots sont vraiment stylés.

Aurais-tu un mot à donner pour clore cette interview ?

Venez et participez au tournoi ! C’est rarement payant et souvent bonne ambiance, je pense qu’on a une communauté prête à évoluer et à accueillir toute personne qui souhaite s’investir dans la scène !

 

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Julio Mestre

Redakteur

Amoureux de sports, c’est logiquement le premier Pro Evolution Soccer qui a conduit Julio dans le monde du jeux vidéo. N’ayant aucun talent pour les FPS, Dofus sera son MMORPG de prédilection avant de découvrir Rainbow 6 Siège qui ne quitte plus son esprit depuis. Compétitif sur Fifa en club pro, le cast sur Twitch de ce même jeu occupe le reste de son temps libre. Il adore rapporter tout ce qui se passe dans l’univers du gaming via l’écriture ou la vidéo

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