Lewards eSport : « C’est maintenant qu’il faut y aller !»

Auteur d’une entrée remarquée, Saby Elshani alias « Sab » arrive avec détermination dans le monde l’esport suisse. Un début polémique, une Gaming House et surtout une envie d’apporter sa pierre à l’édifice dans ce milieu, l’homme fort de Lewards esport répond à nos questions sans langue de bois. Interview. 

Eh bien, « Sab » explique nous d’où vient ton pseudo, même si on trouve assez rapidement…

Oui, alors j’ai fait dans la simplicité. J’ai utilisé mon surnom de tous les jours. J’aime bien les pseudos qui sont tirés de prénoms ou noms de famille. Ça fait mature.

Très peu de personnes te connaissaient avant ton arrivé, quelle est ton lien à l’esport ?

J’ai commencé à m’y intéresser avec Call of Duty : Modern Warfare 3 (jeu sorti en 2011). Je jouais beaucoup online quand j’avais 12-13 ans. Environ dans la période de Gotaga, où l’esport français commençait gentiment à émerger. J’ai continué jusqu’à Call of Duty : WWII (jeu sorti en 2017), après ça j’ai commencé mon apprentissage et je me suis un peu éloigné de l’esport en général, tout en gardant un œil sur ce qui se faisait en Europe.

L’arrivée de ta structure Lausanne Sud esport, renommée Lewards esport depuis, a fait beaucoup de bruit. Que retiens-tu de ce début ?

Franchement, juste un léger « Trash Talk » mais sans plus. Les gens retiennent ce qu’ils voient, c’est-à-dire les attaques qu’il y a eu sur Twitter. Mais j’ai reçu beaucoup de soutien en DM (direct message), les personnes me disaient de ne pas me laisser impressionner et avec du dialogue, tout est rentré dans l’ordre. Si je devais retenir quelques choses, ce serait de peut-être de ne pas s’attaquer à plus grand que soit pour commencer et de faire plus attention aux personnes du milieu esportif.

Il faut avoir une grosse dose de motivation et de courage pour se lancer dans la création d’une entreprise esportive, explique-nous qu’est-ce qui te pousse à commencer une si grande aventure ?

Je vais être un peu cru, mais ma motivation principale c’est de voir qu’en Suisse, nous avons tout pour réussir, mais que très peu de personnes se bougent le cul ! Si on creuse un peu, on peut trouver du sponsoring, les communes et l’état fournissent de plus en plus d’aide. Il faut qu’on se rende compte que c’est maintenant qu’il faut y aller !

Peux-tu nous parler du but principal de Lewards esport ?

Nous aimerions être une structure formatrice. Accueillir le plus de joueur possible pour notre infrastructure et grimper les étages de l’esport régionale, suisse, européen et un jour mondiale. On aura aussi la volonté d’organiser des événements afin de sensibiliser. Après la pandémie, notre but sera de faire des séances d’information pour les parents afin de se réunir et de discuter avec eux, mais aussi avec tous les acteurs du milieu.

Justement, ces réunions se feront dans votre future Gaming House, peux-tu nous en parler ?

Pour moi, le fait d’avoir des infrastructures marque une étape importante dans l’évolution d’une structure. Cela permet d’avoir un point de ralliement pour les joueurs et le staff. C’est une vitrine aussi pour les gens, si je dois discuter avec des parents ou des futurs partenaires commerciaux, je n’ai pas besoin de les invités chez moi comme certains (rires).

Plus sérieusement, je sais que ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir ses propres locaux, je crois que seuls : le Lausanne Esport, MYINSANITY et BDS possèdent des locaux. J’ai la chance d’avoir mon entreprise et d’être mon propre sponsor. J’espère pouvoir rivaliser un jour avec les équipes citées précédemment et ça passe par une Gaming House.

Finalement, il y a eu « cette nuit » où une douzaine de structures ont été créées, comment l’as-tu vécu toi qui sortais un peu du « drama » ?

Très honnêtement, je crois que ça été la pire soirée de ma vie. Au début, j’avais vue « Lausanne Ouchy esport » et c’était drôle. Mais ensuite, j’ai laissé mon téléphone de coté peut-être trente minutes…un enfer. Quand je l’ai repris, j’avais plus de nonante-neuf notifications ! Les gens m’écrivaient pour me demander si c’était moi alors que pas du tout. Pour ce cas-là, on peut vraiment dire que « les blagues les plus courtes sont souvent les meilleures. »

mm

Julio Mestre

Redakteur

Amoureux de sports, c’est logiquement le premier Pro Evolution Soccer qui a conduit Julio dans le monde du jeux vidéo. N’ayant aucun talent pour les FPS, Dofus sera son MMORPG de prédilection avant de découvrir Rainbow 6 Siège qui ne quitte plus son esprit depuis. Compétitif sur Fifa en club pro, le cast sur Twitch de ce même jeu occupe le reste de son temps libre. Il adore rapporter tout ce qui se passe dans l’univers du gaming via l’écriture ou la vidéo

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