Lorsque le jeu vidéo devient une activité comme les autres

Les Fribourgeois de noetic ont lancé leur campagne de financement participatif au début du mois de janvier. Le but : créer un centre pour une pratique responsable des jeux vidéo, et pour le perfectionnement.

Le projet trottait déjà dans les têtes en 2017. Tufan Nergiz, le président de noetic admet qu’il a fallu du temps pour peaufiner le dossier. Ce dossier, c’est celui qu’ils présentent à la ville de Fribourg début février. Celui d’une salle de jeu alliant pratique responsable et perfectionnement. Si les jeux vidéo sont aujourd’hui mieux perçus qu’il y a dix ans, il reste à voir de véritables espaces dédiés aux joueurs. «Nous serions l’un des seuls en Europe» affirme Tufan Nergiz, avec un sourire. «Nous n’avions pas de modèle sur lequel nous baser». Car loin d’être une base pour les équipes professionnelles – ou semi-professionnelles – le bâtiment fribourgeois sera destiné à toute personne voulant jouer. Pour trouver les fonds, noetic a lancé une campagne de financement participatif au mois de janvier.

Concrètement, le financement participatif en est à plus de la moitié du temps imparti. «Il a bien commencé. Cela va maintenant se jouer sur la masse de dons, car là nous avons surtout de gros donateurs» révèle le président de noetic. Un peu plus de deux semaines après le lancement, les Fribourgeois ont obtenu 44% de leur objectif à travers 48 parrains. Pour que le projet soit lancé, il leur faut 35’000 francs.

La pérennité de la salle ne repose pas uniquement sur cette campagne, qui compte un double objectif. «C’est pour cela qu’on a choisi la plateforme de la Raiffeisen» lance Tufan Nergiz, qui ne voulait pas d’un tout ou rien. A terme, partenaires et sponsors devraient rejoindre l’aventure. Même si Fribourgeois tempère. «Nous sommes évidemment en train de démarcher… mais il faut encore finaliser tout cela». Noetic peut déjà compter sur l’association REPER, que s’emploie à promouvoir le bien-être et une vie sociale harmonieuse pour chacun. Net+ Fribourg s’est également rallié au projet. Quant à la ville et l’Etat, c’est encore à négocier. Le service de la culture de Fribourg s’est montré enclin à discuter avec les instigateurs du projet. Il est généralement ouvert sur la question : «Ils nous ont invité à un groupe de travail sur l’hyperconnectivité» affirme Tufan Nergiz, en soulignant la compréhension du service de cohésion culturelle. «Maintenant nous devons les rencontrer et communiquer nos besoins et ce que l’on veut mettre en place».

Que Fribourg accepte ou non de mettre la main au porte-monnaie, le jeu vidéo reste un secteur grandissant en Suisse. Environ un million et demi de personnes jouent, ce qui pousse le président de noetic à l’optimisme. «Nous avons des valeurs à partager, et ce projet est vraiment quelque chose qui me semble juste.» plaide-t-il. Les deux années de gestation ont finalement servi à mûrir le projet et à lui apporter davantage de consistance. «Il est maintenant plus clair et plus précis qu’à l’époque» affirme-t-on du côté de noetic.

Cette campagne de financement semble venir à un moment rêvé : à une époque où Alain Berset, conseiller fédéral, tweete à propos du secteur du jeu vidéo.

Reste à voir si les objectifs seront atteints d’ici le mois de mars.

 

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Rebecca Garcia

Baignée dans les jeux vidéo depuis son enfance, Rebecca a vite connu les joies d’être la benjamine de la famille. Cible privilégiée à Starfox et Mario Party, elle s’est vite tournée vers tous types de jeux, de l’aventure à la stratégie en passant par ceux de sport. Son but ? Être aux premières loges pour voir l’esport grandir en Suisse.

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