Riot Games en patron

En octobre 2019, Riot Games annonçait des pléthores de nouveautés. Des Jeux, Série et vidéos sont présentés et éblouissent le monde vidéo ludique. Aujourd’hui, six mois après la cérémonie des dix ans de League of Legends, qu’en est-il vraiment ? La réponse paraît évidente et pourtant l’analyse s’impose.

Revenons rapidement sur la communication effectuée en octobre dernier : un jeu de tir nommé « Projet A » qui prétend pouvoir révolutionner la scène eSports. « Projet L », un jeu de combat en cours de développement qui n’a montré que quelques images. « League of Legends eSports Manager », nous sommes ici dans la gestion de carrière eSports sur « LoL » pour les plus grands fans de Football Manager. Une série animée prénommée « Arcane » se déroulant dans l’univers de la faille de l’invocateur. Enfin, on pourrait encore parler de « Karma », League of Legends : Wild Rift ou l’inévitable jeu de cartes Legends of Runeterra afin de vraiment mettre en lumière tous les propos du développeur américain.

Projet A devenu Valorant

LE jeu mis en avant ces derniers temps. Ce FPS (First Person Shooter) était très attendu et soyons clair, ils ont mis le paquet. Nous avons rarement assisté à une communication aussi bien maitrisée. Premièrement, un week-end de bêta fermée, réservé aux influenceurs, afin qu’ils puissent s’imprégner du gameplay avant de le diffuser. D’ailleurs, voici la deuxième partie du plan : une diffusion en masse sur la plateforme Twitch avec un pic à un million sept cent milles viewers. Des clés pour la bêta Valorant, disponible uniquement sur les streams des partenaires Riot Games. Ainsi, tous les associés se voient boostés par la nouveauté du jeu et la curiosité des personnes. À noter que Twitch, fait partie des grands artisans de cette réussite marketing en activant le drop, en liant simplement son compte Twitch à son compte « Riot ». Enfin pour terminer, une semaine après la sortie de la bêta tous les joueurs disposants du jeu obtiennent les fameux drops. Du coup, si vous obtenez le jeu et que vous le streamez et bien vos viewers peuvent à leur tour – avoir une chance – de tester ce nouveau divertissement. Un cercle vertueux mené d’une main de maître.

Parlons un peu gameplay, si d’après les premières images le décor pouvait rappeler Overwatch, les maps et la manière de jouer s’apparentent clairement à du CS:GO. Tous les acteurs s’accordent pour dire que les joueurs natifs de chez Valve auront un avantage non-négligeable au début de l’opus. Si nous n’avons pas pu passer à côté de cette entrée remarquée, est-ce que le jeu peut maintenir une telle attention ? Nous pouvons en douter. Il est possible qu’à la sortie du jeu la « hype » reprenne légèrement, mais nous sommes sur un jeu « élitiste », avec le temps nous devrons tabler sur des vues à la « CS ». C’est-à-dire, des vues moyennes (top mondial bien sûr mais réservé à un contenu compétitif) tout au long de l’année sauf durant les différents majors où à ce moment-là, le FPS rassemblera toutes les communautés.

Ensuite, les informations données par l’éditeur, sur la future scène eSports rapprochent les deux jeux de tir à la première personne. En effet, il désire que la communauté construise dans un premier temps la scène avant peut-être d’apporter la patte « Riot », il a été rapporté que pour les premières compétitions, le maître des grosses finales esport va d’abord laisser d’autres organisations gérer leur nouveau bébé. Nous verrons certainement ESL arriver sur le paysage Valorant pour les premiers gros championnats.

TFT s’impose, LoR arrive vite !

Sans parler du maître incontesté, League of Legends, l’autochess Team Fight Tactics s’est implanté dans notre paysage vidéo ludique avec souplesse et simplicité. Jouable facilement, accessible sur mobile (pas encore parfaitement optimisé, nous sommes d’accord) et toujours dans l’univers « RG » mis sur le devant de la scène. Si l’eSports au niveau international s’annonce difficile à articuler autour de « TFT » tant la « RNG » semble difficile à maîtriser ; les compétitions nationales battent leur plein avec un mode spectateur facile à mettre en place puisque n’importe quel point de vue peut se transformer en spectateur potentiel. Evidemment, tous les joueurs savent qu’ils seront obligés de garder un œil sur les compositions adverses afin d’avoir une longueur d’avance lors des choix des légendes. Un jeu à suivre, mais qui sera difficilement élevé au rang des « must to watch » en période de compétition.

Juste derrière, on retrouve un traditionnel jeu de cartes avec Legends of Runeterra. Soyons clair, l’éditeur américain adore s’inspirer de la concurrence. Si des studios ont essayé d’innover dans le domaine avec notamment Krosmaga de chez Ankama studio (pas franchement une réussite, mais l’idée était là), nous retrouvons ici un fin mélange entre Magic :The Gathering Arena et bien-sûr le mastodonte Hearthstone du géant Blizzard. Avec un tutoriel plutôt long, nous avons à faire à un nouveau système de « grind » des cartes et c’est bien ici l’important. En effet, là où il est très difficile d’avoir toutes les cartes sans les acheter dans le monde de World of Warcraft, « LoR » offre un mécanisme d’obtention bien plus facile. Ce qui permet aux joueurs de s’approprier plus rapidement l’univers, de tester tous les combos possibles et certainement prendre plus de plaisir. L’écart est grand entre le petit monde de « Darius » et la galaxie de « Leeroy Jenkins » cependant, les années pourront combler ce retard.

 

Finalement, est-ce que Riot Games devient le patron des créateurs de jeux vidéo ? S’ils font le travail dans ce sens-là, il faut aussi regarder chez les voisins. Si nous prenons en compte uniquement les jeux, il y a encore quelques concurrents à aller chatouiller comme CD Projekt (Cyberpunk 2077, Saga The Witcher…) ou simplement Rockstar (GTA, Red Dead Redemption) même si « RG » vient d’acquérir le studio Hypixel qui pourrait lui permettre d’aller tutoyer les plus grands.

Toutefois en termes d’eSports, Ubisoft est bien loin du géant américain. Blizzard semble avoir pris un léger retard tout comme Epic Games avec la perte de vitesse d’Overwatch et de Fortnite, seul Valve tient la dragée haute avec ses deux amours de jeunesses CS :GO et Dota 2. Nous pouvons émettre que si ce n’est déjà pas le cas, le père de League of Legends montrera sur le trône de l’eSports durant l’année 2020.

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Julio Mestre

Redakteur

Amoureux de sports, c’est logiquement le premier Pro Evolution Soccer qui a conduit Julio dans le monde du jeux vidéo. N’ayant aucun talent pour les FPS, Dofus sera son MMORPG de prédilection avant de découvrir Rainbow 6 Siège qui ne quitte plus son esprit depuis. Compétitif sur Fifa en club pro, le cast sur Twitch de ce même jeu occupe le reste de son temps libre. Il adore rapporter tout ce qui se passe dans l’univers du gaming via l’écriture ou la vidéo

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